S'occuper de tout ce petit monde, c'est 2 heures de travail chaque jour de mai à septembre.
Avec la rentrée des classes commence le calvaire de l'hélicicultrice qui, accroupie,  ramasse, ramasse et ramasse encore,  jour après jour, ses escargots, un à un, les trie, élimine les trop petits et les malades, les met en hibernation.
En octobre c'est le moment de transformer la récolte en spécialités diverses car la raison d'être de l' héliciculture est de satisfaire les amateurs de produits authentiques et de qualité.
Dès lors il faut abattre, nettoyer les chairs, les trier, les court bouillonner, les conditionner, préparer des tourtes, des feuilletés, des croquilles, des cakes, des terrines ... Que de manipulations avant votre assiette pour des produits que nous voulons artisanaux et traditionnels.
2 500 à 3 000 escargots ou 200 à 250 douzaines chaque jour, c'est le maximum de ce que peut abattre et court bouillonner  soigneusement  un héliciculteur consciencieux. Et ces escargots au court-bouillon il faudra encore les accommoder en plats cuisinés prêts à consommer.
Alors Valérie ne chôme pas sur les 3 derniers mois de l'année, car il lui faut aussi vendre ses produits tout frais sortis du laboratoire ....
Et si Valérie garde le nez dans ses chaudrons toute la semaine, le week-end vous la trouverez sur les marchés et dans les foires, fière à juste titre de son ouvrage et des résultats.